Gabriel Deshayes : apôtre de la reconstruction catholique de l’Ouest

Il y a un peu plus de 250 ans naissait dans l’ancien diocèse de Saint-Malo, le futur père Gabriel Deshayes. Celui qui fut curé d’Auray durant 16 ans, marqua la reconstruction catholique amorcée dans l’Ouest par de nombreuses fondations religieuses au service de l’éducation. A l’image d’un autre breton, le père de Montfort, venu vivre son apostolat outre Loire et mourir à Saint-Laurent-sur-Sèvre, le père Deshayes vécut la deuxième partie de sa vie missionnaire en Vendée, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, de 1821 à 1841.

 

 

Prêtre de la clandestinité

 

Gabriel Deshayes naquit à Beignon, commune proche de la forêt de Paimpont aujourd’hui à la limite du Morbihan et de l’Ille-et-Vilaine, le 6 décembre 1767. Son père était laboureur et boucher de campagne, ce qui lui permit d’avoir une condition sociale très convenable à l’époque. A l’âge de 14 ans, il entra au petit séminaire de Saint-Servan (Beignon avant la Révolution, appartenait au diocèse de Saint-Malo), puis au grand séminaire de Saint-Méen, dirigé, comme à Saint-Servan, par les Pères Lazaristes. Mais la Révolution et les lois anticléricales entravèrent sa marche vers le sacerdoce. A 25 ans, il fut néanmoins ordonné prêtre à Jersey, le 14 mars 1792, par Mgr Le Mintier, dernier évêque de Tréguier.

 

Dès le début, il choisit de risquer sa vie pour proposer la foi et assister une Eglise clandestine. Huit jours après son ordination, il débarqua à Granville habillé en bourgeois, et rejoignit à pied la paroisse du Verger, située entre Plélan-le-Grand et Mordelles. C’est dans cette paroisse et dans les paroisses environnantes qu’il partagea, avec quelques confrères, la condition de prêtre proscrit, recherché par les gendarmes et ce pendant 8 ou 9 ans ! A la suite du Concordat, signé en 1801, les temps devinrent plus sereins pour l’Eglise. L’abbé Deshayes fut nommé vicaire à Paimpont, puis dans sa paroisse natale. L’évêque du nouveau diocèse de Vannes le remarqua et lui confia le soin de prêcher le carême dans sa cathédrale en 1804 : ce qui fut une marque de confiance et d’estime. Rien d’étonnant alors qu’il pensa à lui pour être curé d’Auray. Effrayé d’endosser une telle responsabilité, il supplia longtemps l’évêque de revenir sur sa décision avant d’accepter.

 

 

Gabriel Deshayes - PortraitAuray : reconstruire une communauté catholique

 

Gabriel Deshayes arriva à Auray dans les derniers jours de mai 1805. Il n’avait que 37 ans mais les années d’apostolat, vécues comme prêtre proscrit et persécuté, l’avaient mûri. Une expérience à laquelle s’ajoutent un physique impressionnant et une santé exceptionnelle. Il s’attela à la restauration de l’église Saint Gildas, saccagée pendant la Révolution. Après les ruines matérielles, il fallut réparer les ruines spirituelles. Il organisa ainsi très vite une grande mission de deux semaines. Une mission à la manière des missionnaires des XVIIe et XVIIIe siècles comme Grignion de Montfort comprenant la prédication des grandes vérités, des cérémonies impressionnantes propres à toucher les cœurs, le tout accompagné de cantiques, de litanies, de processions, de confessions, de communions et d’adoration du Saint-Sacrement. Elément très frappant pour les fidèles à l’époque, les ossements de nombreux morts étaient sortis des ossuaires, portés à l’église et inhumés à nouveau ! Dix ans plus tard, il réitéra l’expérience avec le même succès, si bien que la ville d’Auray devint plus connue pour la piété de ses habitants que pour ses monuments.

 

 

Défenseur des sourds-muets

 

L’abbé Deshayes ne s’arrêta pas là. Touché par la détresse des enfants sourds-muets, pour lesquels « on ne peut rester indifférent sur une situation aussi affligeante, (ils sont) toujours seuls et isolés, au milieu du monde », il créa une école pour les filles au sein de la Chartreuse d’Auray, aidé en cela par un ami qui lui apporta la somme importante de 30.000 francs. Il se déplaça à Paris pour rencontrer l’abbé Sicard, successeur de l’abbé de L’Epée, inventeur du langage des signes et le convainquit de lui envoyer Mademoiselle Laurine Duler, formée à cette méthode des signes.

En 1811, l’école, ouverte depuis un an, comptait déjà une douzaine de jeunes filles. Cependant, Gabriel Deshayes pensa que l’idéal était de confier son œuvre à des religieuses. Sollicitées, des Filles de la Sagesse arrivèrent dès 1812. Formées, diplômées à Paris auprès de l’abbé Sicard, leur nombre augmenta au fur et à mesure que celui des élèves prit de l’ampleur. Les garçons furent confiés eux à un instituteur chrétien d’Auray, formé lui aussi à la méthode des signes et breveté. Il fut chargé des garçons jusqu’en 1824, époque de l’arrivée des Frères de Saint-Gabriel de Saint Laurent-sur-Sèvre. La Chartreuse devint un vivier d’enseignants où Gabriel Deshayes puisa pour ouvrir d’autres écoles comme à Poitiers, Lille, Orléans, Soissons pour les sœurs, et à Loudun, Lille, Orléans et Soissons aussi pour les frères. L’apostolat auprès des sourds-muets, fut appelé à grandir, les frères et les sœurs développèrent l’œuvre d’une manière admirable, tout au long de leur histoire.

 

 

Apôtre de l’enfance et de la jeunesse

 

Face à un enseignement primaire désorganisé depuis la Révolution, l’abbé Deshayes souhaita ne pas abandonner une enfance laissée à elle-même, à la rue, à l’oisiveté, et chercha à l’instruire et à la catéchiser. Avec ténacité, il réclama des religieux, et put ainsi ouvrir assez vite, en 1807, une école pour les filles dirigées par des Sœurs de la Charité de Saint Louis. Il mit plus longtemps pour les garçons, et ce fut seulement en 1811 qu’une autre école, cette fois-ci pour les garçons, ouvrit avec comme enseignants des Frères des écoles chrétiennes envoyés depuis Lyon.

En 1816, « l’école du Mané-Guen », comptait 7 frères et 6 classes. Le jeune curé sauva également le petit collège d’Auray qui végétait en acceptant même d’exercer l’intérim de Principal, en attendant de trouver un homme compétent pour le remplacer. A partir de 1816, l’école devint, pour l’abbé Deshayes, une de ses principales priorités. Avec ses novices et avec Jean-Marie de La Mennais, il ouvrit de nombreuses écoles pour les enfants du peuple : à Auray, à Malestroit, à Ploërmel, à Quintin, à Dinan, etc. A partir de 1821, avec les Frères de Saint-Gabriel, ce seront des dizaines et des dizaines d’écoles en Vendée et dans les départements limitrophes qui accueilleront les enfants de milieu modeste.

 

 

Sœurs et Frères de l’Instruction Chrétienne

 

Avant de quitter sa Bretagne natale pour la Vendée, le père Gabriel Deshayes laissa derrière lui deux fondations religieuses, emblématiques de leur époque. Tout d’abord, les sœurs de l’Instruction chrétienne, dites sœurs de Saint-Gildas-des-Bois. A l’origine de cette fondation, le souhait d’établir en campagne, d’abord à Beignon sa paroisse natale, ce qui avait bien réussi à Auray : c’est-à-dire une école de filles. Michelle Guillaume, une cousine éloignée, lui manifesta son désir de vie religieuse. Conseillée et encouragée par lui, elle ouvrit une classe le 5 mai 1807 : cette date a été retenue comme date de fondation de la congrégation. Rejointe par plusieurs jeunes filles, partageant le même désir de vie religieuse : le 8 novembre 1820, dans l’église paroissiale de Beignon, elles émirent leurs premiers vœux entre les mains du père Deshayes.

L’ancienne abbaye bénédictine de Saint-Gildas-des-Bois, rachetée en 1828, allait bientôt devenir leur maison mère. Animé du même souci de rejoindre les garçons des campagnes, le curé d’Auray voulut créer une société d’instituteurs pieux, calquée sur les Frères des Ecoles Chrétiennes, les membres pourraient être placés au presbytère, à charge au recteur de pourvoir à leur pension et à leur logement. Il sollicita ses amis prêtres de lui adresser des jeunes gens pieux qui souhaitaient enseigner. Le premier postulant s’appela Mathurin Provost, 33 ans, il fut bientôt rejoint par de nouveaux jeunes gens. A cette même époque, un autre prêtre, Jean-Marie de La Mennais, vicaire-capitulaire du diocèse de Saint-Brieuc, nourrissait un projet semblable. Ils s’écrivirent et se rencontrèrent ; tant et si bien que, le 6 juin 1819, ils mirent en commun leur projet. A la retraite d’Auray, en septembre 1820, ion compta déjà 45 frères et novices. De la part des deux fondateurs, ils reçurent un nom : Frères de l’Instruction Chrétienne, une règle, un habit et une devise : « Dieu Seul ». L’ancien couvent des Ursulines à Ploërmel, acheté en 1824, devint leur maison mère. Trois ans plutôt, l’abbé Deshayes avait rejoint St Laurent-sur-Sèvre laissant à Jean-Marie de La Mennais la destinée du nouvel institut.

 

 

Refondateur des frères de Saint-Gabriel

 

En 1820, le père Duchesne fut élu supérieur général des Pères Montfortains. Le 17 décembre, il demanda au père Deshayes, qu’il connaissait bien, de devenir son assistant, mais il mourut quelques jours après. Après avoir consulté son évêque, Gabriel Deshayes quitta sa Bretagne pour la Vendée. À Saint-Laurent, il fut élu le 17 janvier supérieur général de la Compagnie de Marie et des Filles de la Sagesse. La Compagnie comptait à l’époque sept prêtres, sans vœux, et quatre frères coadjuteurs. Les sœurs rassemblaient elles 778 religieuses et novices, réparties en 96 maisons. Jusqu’à l’arrivée de Gabriel Deshayes les frères enseignants vivaient avec les pères montfortains, tous sous l’égide de la règle de la compagnie de Marie. L’autonomie complète des frères aura lieu après la mort du père Deshayes. Le P. Deshayes fut suivi dans cette nouvelle aventure apostolique, par une dizaine de novices bretons. L’un d’entre eux, frère Elie, enseignait à une cinquantaine de petits garçons à Saint-Laurent. De jeunes Vendéens se joignirent à eux, ils furent bientôt 22 et formèrent l’embryon d’une nouvelle congrégation, approuvée par ordonnance royale en septembre 1823 pour seulement 5 départements : les Frères de l’Instruction chrétienne du Saint-Esprit. Ils prononcèrent leurs vœux l’année suivante. Grâce à son zèle, les pères se multiplièrent et plus encore les frères, qu’il décida de diviser en deux groupes. Les uns restèrent avec les pères et furent leurs auxiliaires pour des tâches temporelles ou pastorales (les frères coadjuteurs ou frères d’emploi). Les autres, plus nombreux, furent destinés à l’enseignement. Cependant, l’habitation commune, la maison du Saint-Esprit, n’était pas idéale, le père Deshayes prit la décision de séparer les frères coadjuteurs des frères de classe, et, le 16 octobre 1835, trente trois frères et novices destinés à l’enseignement s’installèrent dans une maison nouvellement acquise : la maison Supiot, bientôt rénovée et agrandie. Elle fut appelée : Maison Saint-Gabriel du prénom du supérieur, et les frères qui l’occupaient : Frères de Saint Gabriel. Une chapelle fut bientôt adjointe au bâtiment en 1842. Ce nom remplaça assez vite le premier, Frères du Saint-Esprit, et devint officiel quand les frères furent autorisés à enseigner dans toute la France par un décret de l’empereur Napoléon III, le 3 mars 1853.

 

Gabriel Deshayes - Maison Supiot

 

 

Ancienne maison Supiot à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Maison d’habitation et d’enseignement des premiers Frères de St Gabriel (image extraite de « Saint Gabriel, une histoire, un projet » de Louis Bauvineau)

 

 

 

 

 

 

 

Supérieur général des congrégations Montfortaines

 

Pendant vingt ans, le Père Deshayes mit tout en œuvre pour continuer l’œuvre du Père de Montfort. En 1825, il entreprit un voyage de 4 mois à Rome en vue de la béatification du grand missionnaire, vit en 1829 s’ouvrir la partie diocésaine du procès en béatification. Gabriel Deshayes reprit aussi la tradition des missions paroissiales. Jusqu’en 1830, il participa lui-même à une dizaine de missions, en particulier à Angers, Luçon, Vannes, Rennes et Saint-Malo. La Révolution de 1830 interrompit pour un temps les missions paroissiales, elles reprirent en 1837. Parallèlement aux missions, le père Deshayes organisa des retraites fermées, en continuité avec son expérience d’Auray. Dès 1821, des centaines de femmes firent retraite au Petit Saint-Esprit. En 1822, les hommes furent aussi accueillis. En 1835, devant l’afflux des retraitants, l’accueil se fit à Haute-Grange (le futur Saint-Michel).


Le programme d’action qu’il se fixa nous est détaillé par son premier biographe, l’abbé Laveau : augmenter le nombre de ses prêtres et les fixer par des vœux, rétablir les missions paroissiales (il en organisa une cinquantaine), instituer des retraites de laïques, augmenter le nombre des  établissements des Filles de la Sagesse, procurer des frères-instituteurs aux paroisses, développer l’œuvre des sourds-muets, travailler activement à la béatification du Père de Montfort, fonder des nouvelles congrégations… On peut vraiment affirmer désormais que la grâce seconda cet ardent fondateur dans ses différents apostolats et créations. De plus, il aida non seulement d’autres congrégations à naître comme les sœurs de Torfou et les sœurs de l’Ange Gardien à Montauban, ou d’autres congrégations à s’affirmer et à persévérer comme les sœurs du Sacré-Cœur de Saint-Jacut. Il conseilla aussi des fondateurs comme le père Gaillard, fondateur des Filles de la Vierge à Poitiers, ou encore la mère Marie-Euphrasie, du Bon Pasteur d’Angers.


En 1839, au moment où le gouvernement prônait les « colonies agricoles », le père Deshayes fonda également, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, les Frères de Saint François d’Assise « destinés au service des pauvres dans les hôpitaux, des maisons religieuses et des presbytères pour tout ce qui concerne les soins domestiques et les travaux d’agriculture ». Trop occupé avec ses autres congrégations, le père Deshayes en confia la direction à l’abbé Fournier, curé de Saint-Martin-de-Saintonge. La maison-mère s’installa à Saint-Genis-de Saintonge. La nouvelle congrégation ne fut jamais nombreuse et, en 1899, elle fusionna avec les Pères Salésiens : les frères étaient alors au nombre de 17.


Quant à la famille montfortaine, à la mort du Père Deshayes, fin 1841, les Missionnaires de Marie étaient 26 dont 18 pour la mission, les frères-coadjuteurs 42, les Frères-enseignants 135, les Filles de la Sagesse 1658. La congrégation des Frères enseignait dans 43 écoles à 3 500 élèves. Aujourd’hui, les Frères de Saint-Gabriel sont au nombre d’environ 1.200, dont 640 en Inde, et enseignent dans 33 pays. Quant aux sœurs de Saint-Gildas, leur nombre frôlait en 1841, les 200, et comptaient aussi 50 novices. Dans la grande humilité qui le caractérisait, il put dire un jour: « Quand on a commencé une bonne œuvre, il est bon de la confier à d’autres mains : c’est le secret de n’avoir pas de vanité ». Autant d’activités, de voyages, de correspondances, de visites, de fondations finirent par le terrasser et l’affaiblir au point qu’il fut frappé d’une congestion cérébrale. Il s’éteignit à Saint-Laurent, trois mois plus tard, le 28 décembre 1841, entouré de pères, de sœurs et de frères. Il avait 74 ans. Après ses funérailles, célébrées le 30 décembre, il fut enterré dans l’enclos de la Sagesse, dans le tombeau qu’il avait fait préparer. Parmi les dernières paroles de Gabriel Deshayes, nous touchons au plus profond de son cœur de prêtre : « Mes frères, dans ce que j’ai fait, je ne me suis proposé que la plus grande gloire de Dieu. »


G. Moreau avec les écrits des Frères François Jaffré,
Jean Chéory et Joseph Le Goff.

 

Gabriel Deshayes - Plaque

Plaque apposée sur l’ancienne maison Supiot, maison aujourd’hui détruite.

 

_______________________________________


LES SAINTS, NOS MÉDIATEURS.
Extrait d’un sermon sur sainte Anne par l’abbé Deshayes

 

Si le cours des miracles de la divine miséricorde est arrêté, si les saints cessent d’être nos médiateurs, quel droit avons-nous de nous plaindre ? Quelle confiance avons-nous dans la protection des saints ? Quelles prières leur adressons-nous ? Que faisons-nous pour mériter leur protection ? Ennemis de Dieu, ennemis des saints et du culte que vous leur rendez, quel droit avez-vous à leur protection ? Et vous chrétiens qui paraissez avoir confiance dans la protection des saints, vous allez les invoquer dans les lieux où l’on a coutume de ressentir les effets de leur puissante protection ; mais quels motifs vous y conduisent ? Ce n’est pas la piété et la dévotion, mais souvent le libertinage. Les assemblées de dévotion sont changées en parties de plaisir. Les pèlerinages ne sanctifient plus : ils sont pour plusieurs une source de péchés. Voulez-vous avoir pour médiateurs les saints ? Voulez-vous avoir pour protectrice sainte Anne ? Invoquez-la dans vos besoins. Êtes-vous exposés à quelques dangers ? Ayez recours à elle. Êtes-vous en danger de perdre la vie ? Mettez en elle votre confiance. Êtes-vous sur le point d’éprouver des revers de fortune ? Implorez son assistance. Mais souvenez-vous toujours, lorsque vous demandez les biens temporels, de les demander pour une bonne fin, et avec soumission à la volonté de Dieu. Vous avez recours à sainte Anne pour lui demander le rétablissement de votre santé, et la conservation de vos jours ? Accompagnez cette prière de la promesse d’employer tous les instants de votre vie au service de celui de qui vous attendez la santé. Vous demandez les biens de la fortune ? Promettez d’en faire un bon usage, et surtout d’en répandre le superflu dans le sein des indigents. Si Dieu ne vous exauce pas, n’en murmurez pas. Prenez même garde de vous en plaindre. Souvenez-vous que si Dieu ne vous accorde pas ce que vous lui demandez, il vous accordera d’autres faveurs. Il connaît mieux nos vrais intérêts que nous-mêmes, et en Père libéral et miséricordieux, il nous distribue ses bienfaits, et il choisit souvent ceux dont nous avons plus besoin. Les secours que vous devez principalement demander, par l’intercession de sainte Anne, sont les secours spirituels. Êtes-vous sous l’esclavage du démon, chargés des chaînes de cet ennemi du salut ? Recourez à sainte Anne : comme Marie, elle est l’avocate et le refuge des pécheurs. Elle vous obtiendra la grâce de la conversion. Quelque fortes, quelque enracinées que soient vos passions, vous en triompherez avec la protection de sainte Anne. Nous avons tous une grande grâce à demander à Dieu : c’est le succès de la mission que nous allons commencer. Il dépend de Dieu : lui seul peut mettre sa bénédiction.

 

Facebook


Calendrier

Décembre, 2018
< << Aujourd'hui >> >
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            

Agenda - Evêque de Luçon

Mgr Jacolin Widget - Agenda

Facebook

FB

Widget don

2018 Denier - Widget

Widget Conférences

Soirees eglise et societe logo - Widget

Publicite

Relais Pascal 2020
Jeûne et prière
16 janvier 2019
Soirées Eglise et Société

 

Widget JMJ

2019 Panama Logo - Widget

Widget Newsletter

Inscrivez-vous aux newsletters

Widget Annuaire

 Widget Annuaire

Widget Rechercher document

 Widget Rechercher document

Widget Messes Info

Widget Messe Info