Le professeur Lejeune, « serviteur de la vie »

« Le combat pour la liberté » : c’est le titre de la conférence organisée jeudi 21 novembre dernier par les AFC de Vendée, en partenariat avec l’ICES et la librairie Siloë à la Roche-sur-Yon. L’intervenante, Aude Dugast, postulatrice de la cause de canonisation du professeur Jérôme Lejeune, a retracé l’itinéraire passionnant du professeur Lejeune, décédé en 1994, et qui a dédié toute sa vie à la défense des personnes atteintes de trisomie 21.

 

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« Avec Jérôme Lejeune, on ne s’ennuie pas ! », annonce d’emblée Aude Dugast. Vendéenne d’origine, elle travaille depuis 2007 pour la cause de canonisation du professeur Lejeune. Une oeuvre considérable qui l’a conduite à consulter des milliers d’archives et de lettres, à rencontrer ses proches, son épouse Birthe notamment, soutien fidèle tout au long de la vie de Jérôme Lejeune, ses enfants et ses amis scientifiques. Tous en témoignent : « Il avait une intelligence géniale, qu’il a mise au service de la recherche de la vérité et de ceux qui sont blessés. Cette intelligence, vécue dans humilité, est vraiment le fil rouge de sa sainteté ».

 

Jérôme Lejeune n’est encore qu’un jeune médecin, lorsqu’aux côtés du professeur Turpin, il travaille sur le cas des enfants dits « mongoliens », à la fin des années 1950. Après des heures de recherche, il découvre « une anomalie chromosomique ». Il libère ainsi les parents de ces enfants, considérés jusqu’alors comme des parias et met toute son ardeur à trouver les moyens de les guérir. En parallèle, il reçoit 9 000 patients et traite 30 000 dossiers. « Lorsque Jérôme Lejeune accueillait les enfants, les tenait dans ses bras, il les regardait avec amour, comme s’il avait devant lui le Christ souffrant sur la croix », raconte Aude Dugast. Reconnu au sein de la communauté scientifique, on lui décerne plusieurs prix prestigieux. Sa carrière bascule à la fin des années 1960. A cette époque, on évoque la possibilité de dépister les enfants atteints de trisomie 21, grâce à l’amniocentèse. A San Francisco en 1969, devant plus de 200 scientifiques, il dénonce l’eugénisme et rappelle à chacun le serment d’Hippocrate. « Il savait qu’il allait être écarté, mais il l’a fait pour les enfants trisomiques ».

 

Les années suivantes, après le passage de la loi Veil, le professeur Lejeune est la cible d’ actions violentes et de menaces. « Il n’avait pas peur ! Son amour de la vérité était bien plus fort que la violence », souligne Aude Dugast. Il se retrouve seul, avec quelques soutiens fidèles. Commence alors pour lui une nouvelle mission : « celle d’apôtre de la charité en actes, de serviteur de la vie ». Il devient en 1994, quelque temps avant sa mort, le premier président de l’Académie pontificale pour la vie, créée par le Pape Jean-Paul II, avec qui il a vécu une belle amitié. « Jérôme Lejeune a déployé sa sainteté en vivant les promesses de son baptême, il s’est laissé modelé par la grâce des rencontres avec les personnes ».

 

ADL

 

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