« Soins palliatifs, la vie jusqu’au bout »

Le père François Buet était l’invité de la deuxième soirée du cycle de conférences « Eglise et société », organisé par le diocèse de Luçon en partenariat avec l’ICES et la librairie Siloë, le jeudi 13 février. Prêtre de l’Institut Notre-Dame de Vie et médecin en soins palliatifs à la clinique Sainte-Elisabeth à Marseille, le père Buet a donné des pistes de réflexion pour l’accompagnement des personnes en fin de vie.

 

« Je vois l’Eglise comme un hôpital de campagne. Elle doit soigner les blessures ». Le Père François Buet a repris ces mots du Pape François, prononcés en 2013, en préambule de son propos. « Les soins palliatifs sont un lieu privilégié de rencontre, où l’on peut témoigner que l’Eglise console », estime celui qui travaille dans ce milieu depuis une vingtaine d’années. Les soins palliatifs sont des soins actifs procurés à une personne, atteinte d’une malade grave évolutive ou terminale, visant à soulager les douleurs physiques et les autres symptômes. « L’intérêt est bien la prise en charge globale de la personne dans son unité de cœur, de corps et d’esprit », rappelle le père Buet. « Le malade est considéré comme un être vivant et la mort comme un processus naturel ». Aujourd’hui, l’enjeu reste de trouver le dosage raisonnable pour un traitement médicamenteux : « Ni trop, ni trop peu ! », précise le père Buet.

 

Sans acharnement thérapeutique, ni recours à l’euthanasie, les soins palliatifs permettent d’accompagner la vie jusqu’au bout. Pour cela, il est nécessaire que les besoins primaires soient respectés : besoins physiologiques d’abord mais aussi de confort, d’amour, d’estime de soi, de considération, d’acceptation de soi et de l’autre. « Nous nous appuyons sur une éthique de communion. En recherchant le bien de la personne malade, le personnel soignant trouve une joie à se mettre à son service. Nous œuvrons ainsi le bien commun », explique le prêtre médecin. Dernier besoin nécessaire pour permettre une approche holistique de la personne : celui de transcendance. « Votre manière de prendre soin des patients leur permet ainsi d’ouvrir leur cœur pour les conduire sur d’autres chemins », dit ainsi le père Buet au personnel soignant. « N’ayons pas peur que la personne malade exprime ses émotions, de la tristesse, de la colère ou du déni. Cela doit être pris en compte si l’on considère la personne dans une approche globale ».

 

 

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Chemins de vie, de vérité et d’amour

 

Le père Buet développe ensuite les besoins spirituels, d’abord humains puis religieux. « Les besoins spirituels humains sont de plusieurs ordres. La personne doit d’abord être reconnue et aimée. Chacun est une histoire sacrée. Il semble donc important de faire un travail d’anamnèse, pour être en vérité sur ce qui a été vécu. Cela peut conduire à une réconciliation, à un pardon donné ou reçu ». Le Père Buet ajoute : « En soins palliatifs, nous faisons un pas en direction de la vérité, de la vie et de l’amour. La personne est d’abord identité, puis communion (avec les autres) et participation (à la recherche du bien commun).

 

Bien souvent, des blessures de l’âme peuvent ressurgir au moment de la fin de vie. « L’Eglise propose une prière de consolation pour le mal subi, afin que le Christ console et guérisse. Mais il y a aussi la prière de délivrance, si le mal a été commis par notre responsabilité. Cela permet ainsi d’ouvrir des chemins pour recevoir les sacrements ». Pour les catholiques, cela peut être le sacrement de la réconciliation, l’onction des malades ou l’eucharistie. Chez les malades d’autres confessions, ce moment de la fin de vie permets aussi de se convertir, se tourner vers l’autre et le Tout-Autre. « Nous pouvons entrer en relation avec eux ; être priant parmi d’autres priants, à l’image de ce qu’ont vécu les moines de Tibhirine. La rencontre se fait dans l’expérience de la prière, dans un profond respect de que l’autre est », souligne le père Buet. « Le patient donne la boussole. Dans l’accompagnement de la fin de vie, il me semble important de proposer une pastorale qui sache écouter, accueillir et consoler. Pour cela, n’oublions pas d’avoir deux grandes oreilles, deux grands yeux, mais une toute petite bouche ! ».

ADL

 

 

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