Augustin et Marie-Angèle Syeni : ambassadeurs de la bonne nouvelle du mariage

Augustin et Marie-Angèle SYENI

A la croisée deux évènements de l'Eglise universelle, la semaine missionnaire mondiale qui s'est achevée le 18 octobre dernier et le Synode sur la famille clôturé, lui, le 25 octobre, le diocèse de Luçon a accueilli pendant plusieurs semaines d'octobre un couple de burkinabais, responsable de la Pastorale Familiale dans leur diocèse. Ils ont été les ambassadeurs des défis de la famille en Afrique, porteurs d'une bonne nouvelle sur la préparation au mariage et la vie de foi vécue en milieu musulman.

 

Les premières impressions données par ce sympathique couple de Burkinabais découvrant le continent européen grâce à leur incursion vendéenne, sont d'abord des impressions « climatiques » ! Le froid d'octobre a saisi Marie-Angèle et Augustin Syeni, mariés depuis 1994 et parents de quatre enfants. Un froid qui n'a pas entamé l'espérance et la foi joyeuse dont ils sont les témoins. On peut dire que du 6 au 28 octobre, ils ont vraiment marqué les communautés chrétiennes rencontrées : la paroisse de Beauvoir ou celle de Pouzauges qui les invitait officiellement, Chavagnes auprès des « éveilleurs » à la Mission ou encore la maison du diocèse pour une soirée organisée par la Pastorale familiale.


Rencontrés en décembre 2012 par un groupe de pèlerins vendéens, des liens se sont créés au fur et à mesure de plusieurs voyages de Vendéens au Burkina sous la houlette de Gérard Caillaud. Désormais, c'était au tour des « amis » burkinabais de venir visiter les pèlerins croisés au cours de trois pèlerinages et de découvrir le diocèse.

 

« Nous avons l'amour de la famille »

 

Paroissiens de Notre Dame du Cénacle, à Bobo Dioulasso, jeune paroisse créée en 2007 en milieu musulman et confiée aux Fils de Marie Immaculée, les Syeni font partie d'une des onze communautés chrétiennes de base. Des « ccb » qui sont des groupes de vie de 25 à 60 personnes pour encourager les « familles chrétiennes à tenir bon ». Dans leur « ccb » saint Jean-Paul II, le couple est « très investi », car « nous avons l'amour de la famille et nous voulons le partager pour que d'autres familles soient heureuses comme nous », insiste Marie- Angèle, interviewée sur RCF Vendée.


Vivre en « ccb » permet ainsi de se porter pour vivre la prière hebdomadaire, la fidélité dominicale et goûter à l'enseignement de l'Eglise. La soirée de prière du mardi soir permet de mieux expliquer les textes du dimanche. « On s'invite chacun à conformer notre vie de tous les jours à celle de Jésus-Christ », nous dit Marie-Angèle. Cette première cellule de base après la famille est devenue pour ces catholiques burkinabais le lieu majeur de la vie de foi de leur quartier : organisation des funérailles catholiques, entraide et partage entre femmes, premières démarches pour accéder aux sacrements. Un passage par les « ccb » quasi obligatoire qui permet une plus grande motivation et un engagement plus fort des catholiques, dans un pays à majorité musulmane.


« Chez nous, de plus en plus de jeunes veulent vivre leur foi chrétienne à travers le mariage »


Au micro de RCF Vendée, Marie-Angèle et Augustin, responsables de la Pastorale Familiale de leur diocèse, ont partagé sur la vie du centre diocésain de préparation au mariage dont ils s'occupent. Envoyés par les curés, les couples y suivent quatre dimanches de préparation. « C'est une catéchèse approfondie et adaptée pour la vie familiale », nous raconte Augustin, « il y a la théologie du mariage, des enseignements sur la vie et la foi en famille (prière, pardon et harmonie conjugale, la gestion du budget du foyer) ». Pendant près de neuf mois par an, ces préparations ne désemplissent pas. Pour son responsable, Augustin « c'est un bon signe ». « En effet, de plus en plus de jeunes veulent vivre leur foi chrétienne. Autrefois ils vivaient dans le concubinage, aujourd'hui aucun jeune ne veut rester en marge, chacun veut vivre son mariage. » Après le mariage, les couples peuvent suivre des « journées famille » ou ces thématiques de la vie chrétienne en famille sont approfondies. On y valorise le lien social, l'entraide auprès des personnes âgées, car « cette richesse intergénérationnelle que possédait l'Afrique » est en train d'évoluer, « les jeunes s'individualisant de plus en plus avec les nouvelles technologies ».


Quant au Synode sur la famille, les Syeni l'ont suivi par medias interposés. Comme beaucoup d'africains, ils restent « assez inquiets par rapport aux réalités parallèles qui y sont abordées ». Le couple a ainsi découvert la réalité de l'homoparentalité au cours de la rencontre internationale des familles de Philadelphie. Ils ont croisé ainsi des parents homosexuels venus avec leurs enfants manifester leur colère dans une des conférences du rassemblement. « Nous en entendions parler, mais nous n'arrivions pas à y croire. Nous avons touché du doigt cette réalité et cela nous a fait mal. Cela existe en Afrique, mais c'est très minoritaire », nous raconte Marie-Angèle. Inquiets, les Syeni n'en restent pas moins dans l'espérance. Ils sont confiants dans le synode pour que l'image porteuse de la famille en Afrique puisse être aussi reconnue et valorisée au profit de tous.

Grégoire Moreau

 

Facebook


Calendrier

Novembre, 2017
< << Aujourd'hui >> >
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      

Facebook

FB

Widget don

2017 Denier - Widget

Widget Conférences

  Conference eglise et societe logo Widget

Publicite

Don
Cycle mariage
Conférence
Cloture Jubilé
3 ouvrages

 

Widget Newsletter

Inscrivez-vous aux newsletters

Widget Annuaire

 Widget Annuaire

Widget Rechercher document

 Widget Rechercher document

Widget Messes Info

Widget Messe Info