Abbé Antoine Nouwavi : théologien de la joie

CEV-143-Témoins-BDA l'occasion de l'édition de sa thèse de théologie, la Pâque de l'Afrique et d'une soirée partage-dédicace, le 18 mai prochain à la Source, rencontre avec ce prêtre franco-béninois qui se veut faiseur de ponts entre les cultures et porteur de la joie d'un Christ ressuscité.

 

 

 

L'homme incarne la joie. Depuis septembre 2009 dans notre diocèse, la joie communicative du père Antoine, doublée d'une grande science théologique, commencent à être connues et appréciées ! Connues de ses élèves dupôle théologie de l'ICES dont il a la charge ou des élèves des Catho de Paris, puis d'Angers, connues des auditeurs des colloques du diocèse qu'il met en oeuvre chaque année, connues de l'évêché qu'il habite en étant secrétaire particulier de notre évêque, connues des paroissiens qu'il a côtoyé dans ses missions : Fontenay, Mareuil, St Florent et la Chaize.

 

De la Vendée, il garde l'image d'une terre au fort ancrage culturel chrétien, mais en même temps déplore parfois « le manque d'enthousiasme face aux initiatives d'évangélisation. L'Eglise a tellement été présente, que ses initiatives sont parfois vues comme le retour d'un pouvoir. On est pourtant bien loin de cela... ». Les signes de confiance sont présents néanmoins et notre théologien aime à les rappeler. « Il y a une belle générosité des familles et surtout des mères de famille qui se battent pour que la foi naisse et renaisse », nous dit celui qui est aussi aumônier des Equipes Notre-Dame.

 

 

La foi comme pont entre les cultures

 

L'Eglise en Vendée change. Des visages de prêtres venus d'Afrique font leur apparition dans certaines paroisses. Pour l'abbé Nouwavi qui fait partie de cette centaine de prêtres béninois présents en France, « il faut que les gens comprennent que l'Eglise ne doit pas être que territoriale, mais universelle. Dans mon diocèse d'origine, Lokossa, notre évêque a voulu faire partir tous les prêtres blancs. On s'est retrouvé entre nous et les problèmes ont commencé à apparaître. Il n'y avait plus personne pour apporter des charismes nouveaux et différents. En France, les prêtres venus d'ailleurs sont un symbole de l'universalité ; mais au-delà du symbole, nous répondons à des besoins réels ». Cette évangélisation inversée sera symbolisée par la venue d'un grand homme d'Eglise africain, le cardinal Sarah, le 13 août 2017, afin de remercier le Seigneur pour ces siècles de christianisme en terre vendéenne. « Sur la côte béninoise, il y a des tombes de missionnaires français, il faudrait qu'un jour, des prêtres noirs soient enterrés en terre française », nous dit celui qui a été naturalisé français en 2014. Sans renier son identité, bien au contraire, l'abbé Antoine porte un vrai attachement à la France. Avec un grand-père qui a fait la Grande guerre et en est revenu fou, avec les liens forts qui l'unissaient avec le missionnaire qui l'a baptisé, le père Antoine apparaît parfois plus français que certains. « Cette confrontation des identités est dynamique, elle me porte même si je reste 100% béninois », l'homme prépare d'ailleurs un futur ouvrage sur l'interculturel. En France depuis 16 ans, le père Antoine a également tissé de belles amitiés avec de nombreuses familles. La famille française, il a voulu la défendre en participant à toutes les manifestations anti mariage pour tous.

 

 

Une nouvelle Pâque pour l'Afrique

 

Avec Louange africaine sur RCF Vendée tous les dimanches matins, il essaie, depuis 176 émissions, de montrer le dynamisme de l'Eglise en Afrique. « Ce dynamisme n'est pas folklorique, cela fait partie intégrante de l'homme africain. » Pour ceux qui s'intéressent à cette Afrique, qui porte en elle l'avenir de l'Eglise, ils trouveront dans la thèse du père Antoine, sortie au Cerf tout récemment, de belles réponses. « Quand nous suivons le Christ, il nous transforme, nous convertit, il accomplit ce que nous avons de meilleur. La fierté africaine est réelle, légitime, mais elle peut être convertie par le Christ, pour assurer un meilleur devenir. » Dans sa thèse, il aborde ainsi la question du développement. « En Afrique on pense que le développement, c'est copier l'Occident. Je vois dans cette crise africaine, crise politique, crise du non-développement, d'abord une crise du fait chrétien écartelé entre mémoire ancestrale et avenir. Le développement de l'Afrique passe par cette Pâque, par une nouvelle rencontre avec le Christ. »

 

Grégoire Moreau

 

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