Constance de Petiville : « Le Puy-Saint Jacques, un chemin de foi, d’espérance et de charité »

CEV-n°180-Témoin

 

Le Puy-en-Velay jusqu’à Saint Jacques de Compostelle ! Un peu plus de 1 600 kilomètres, pendant deux mois et demi non-stop ! C’est ce que vient de vivre cet été Constance, une jeune femme enthousiaste de bientôt 24 ans, à la volonté hors du commun, partie seule sur le chemin, entre la fin de ses études et son premier travail. Une belle expérience humaine et spirituelle qu’elle partage en toute humilité à son retour en Vendée.

 

 

 

 

 

 

Ce que vient de réaliser Constance force l’admiration ! Partie seule du Puy-en-Velay le 22 mai dernier, elle a rejoint Saint Jacques de Compostelle le 7 août, après des centaines d’heures de marche, une paire de chaussures usées, et des dizaines de chapelets récités, dans le froid des montagnes espagnoles ou sous un soleil de plomb. Mais qu’est-ce qui a poussé cette jeune femme, installée à la Roche-sur-Yon après des études à l’ICES puis à l’Ircom à Angers, (et un stage à la rédaction de « Catholiques en Vendée » il y a quelques années !) à se lancer sur le chemin de St Jacques ? « Pendant mes études est né le désir de faire une coupure entre mon diplôme et mon premier travail pour prendre le temps de réfléchir avant d’entamer ma vie professionnelle. J’ai eu envie de marcher et de partir seule parce qu’on est obligé d’aller vers les autres ». C’est son patron qui lui suggère l’idée du chemin de St Jacques. « Pour être honnête, je ne savais pas vraiment pourquoi je partais, je savais seulement que le Seigneur m’appelait sur ce chemin ! ». Elle poursuit avec humour : « N’étant pas quelqu’un de très organisé, je n’ai pas vraiment préparé mon chemin, je me suis abandonnée, j’ai pris mon sac et j’ai laissé le Christ agir. S’Il me voulait sur le chemin, Il me guiderait. Je suis partie aussi pour mes amis, ma famille et les intentions que je portais ».

 

La famille et les amis sont précieux aux yeux de Constance. Aînée d’une famille de six enfants, scolarisée au lycée à Châteauneuf-de-Galaure, auprès de Marthe Robin, engagée dans le scoutisme, « tous ces endroits m’ont appris à grandir dans la foi et à cultiver mon amour pour le Christ. Cependant, ma foi a basculé lorsque mon papa est monté au Ciel lorsque j’avais 16 ans. C’est à ce moment-là que je suis passée d’une foi transmise à une foi d’adulte », raconte la jeune femme. « Le scoutisme, l’ICES et mes amis m’ont permis de continuer à nourrir et approfondir mon amitié avec Jésus. Le scoutisme, notamment chez les Scouts Unitaires de France à la Roche-sur-Yon, m’a appris le service et à aimer la création de Dieu ; l’ICES m’a apporté la dimension intellectuelle, le dialogue entre la foi et la raison, et mes amis m’ont aidé à vivre ma foi au quotidien, à avoir une unité de vie. C’est en se donnant qu’on reçoit le plus ».

 

 

UNE BELLE EXPÉRIENCE DE CHARITÉ FRATERNELLE

 

Pendant deux mois et demi, sur le chemin, Constance vit l’expérience de l’abandon à la Providence. « C’est vraiment un chemin de foi, d’espérance et de charité ! La foi, car la Providence est à l’œuvre à chaque croisement de chemin. On apprend à s’abandonner entièrement. L’espérance, car chaque difficulté est offerte pour les personnes que je portais dans la prière ». Et les difficultés ne manquent pas ! La fatigue, les ampoules, la canicule ou le froid glacial… « Enfin, c’est une belle école de charité, car on vit en communauté avec des pèlerins qu’on n’a pas choisis. On ressent le devoir et le besoin de veiller les uns sur les autres malgré nos différences. Le Seigneur m’attendait au tournant car dès le 2e jour j’ai compris que je voulais le vivre très simplement, en dormant dehors et en vivant seulement avec l’essentiel ! ». Que retient-elle de cette expérience humaine et spirituelle ? « Les joies sur le chemin sont simples ; cela peut-être un sourire, une dame qui propose un café, une vache qui meugle lorsque l’on passe ou encore une belle fleur ou un paysage transcendant ».

 

A son arrivée à Santiago, elle vit un beau moment lors de la messe des pèlerins. « J’ai déposé chaque intention et en sortant de la messe, je me sentais légère, comme si je n’avais plus mon sac sur le dos ! L’arrivée à Saint Jacques est à l’image du chemin : simple et accompagné d’une joie profonde ». De retour en France, et alors qu’elle reprend son travail à un rythme souvent effréné, elle veut maintenant prendre du temps « pour Dieu et pour les autres ». « Le chemin a changé mon rapport au temps. Nos vies vont trop vite, on nous demande d’en faire toujours plus et le corps et l’esprit sont toujours en action. Comment peut-on être toujours en action et se mettre au service des autres si on ne se ressource pas ? ». Elle conclut dans un grand sourire : « S’il y a une chose que j’ai appris sur ce chemin, c’est la simplicité et l’authenticité. Alors, je vais juste continuer à être moi-même et témoigner au quotidien. Apporter un peu de simplicité et partager la joie ! ».

 

  

 

Anne Detter-Leveugle

Catholiques en Vendée n°180 - Octobre 2019

 

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