Priscille Roquebert : « Sans Dieu, les choses sont beaucoup plus difficiles à vivre »

CEV-n°189-Témoin - Priscille Roquebert-BD

 

 

« Du poison au pardon » : c’est le titre de l’ouvrage écrit par Priscille Roquebert, qui vient de paraître aux éditions du Sacré-Cœur. Un témoignage autobiographique qui évoque le parcours de la jeune femme ; confrontée à la maladie et à la violence de son père, elle fait l’expérience de l’amour miséricordieux de Dieu et se reconstruit au bout d’un long chemin de résilience.

 

 

 

« En écrivant ce livre, j’ai pensé à tous ces jeunes, ces écorchés vifs, blessés par la vie, parfois dans des familles déchirées. Je veux leur montrer que, malgré les épreuves, il est toujours possible de s’en sortir, de pardonner et de retrouver le goût de la vie », précise d’emblée Priscille Roquebert. La jeune femme, qui habite les Herbiers, sait de quoi elle parle : « écorchée vive » il y a encore quelques années, elle a trouvé la paix du cœur après avoir pardonné à son père, au terme d’un long cheminement ponctué de révoltes et de doutes. « Petite fille, lorsque j’allais avec mes parents à Paray-le-Monial, j’ai découvert les assemblées de louange. Je savais que je n’étais pas toute seule, qu’il y avait quelqu’un là-haut qui s’occupait de moi. Mais en grandissant, j’ai lâché le bon Dieu. J’ai cru qu’Il ne m’entendait pas et ne s’occupait pas de nous ».

 

 

DE LA HAINE MEURTRIÈRE À LA FORCE DU PARDON

 

Elevée dans une famille catholique et pratiquante, Priscille grandit aux côtés de ses quatre sœurs. « Notre père était très autoritaire, il fallait marcher droit et surtout ne jamais pleurer ! Ma mère se pliait à l’autorité paternelle, devenue de plus en plus violente au fil des années. A de nombreuses reprises, nous avons fui le domicile familial avec ma mère ». A l’adolescence, Priscille ne peut plus supporter cette situation. Commence alors plusieurs années de lutte entre elle et son père, malade psychologiquement et alcoolique, allant même jusqu’à une haine meurtrière. « J’ai bien cru qu’un jour j’allais le tuer ! », se souvient la jeune femme. Elle cherche dans ses relations avec les garçons à être aimée et « fait n’importe quoi ». Partie en Irlande comme jeune fille au pair, c’est pour elle le temps de faire le point sur sa vie. « Je me demandais qui j’étais vraiment ». A son retour en France, Priscille va voir au cinéma « La Passion du Christ ». Ce moment reste fort pour elle : « J’ai réalisé que Jésus, mon frère, était mort pour le Salut du monde, qu’il était mort pour moi et pour me sauver ».

 

Une première étape pour Priscille sur son chemin de conversion. Mais comme elle le dit dans son livre : « Malgré la conversion forte que je venais de vivre, il me restait encore à cheminer. Car en effet, j’avais une vie de chrétienne en semaine, avec la prière et l’adoration, mais je la mettais de côté le week-end lorsque j’étais avec mes amis ». Lors d’un week-end aux Béatitudes, alors qu’elle passe « une année pour Dieu », elle est touchée par le Cantique des cantiques. « J’ai rencontré Dieu le Père, qui m’aimait comme j’étais ». Cette même année, elle croise le chemin de Mathieu, qui deviendra son époux quelques années plus tard. « Nous étions tous les deux des écorchés de l’amour. Au fond de moi, j’avais l’angoisse d’être aimée et peur des hommes ». Aux côtés de « cet homme bon et bienveillant », Priscille apprend à se construire : comme épouse d’abord puis comme mère de famille, avec l’arrivée de ses quatre enfants.

 

 

TÉMOIGNER DU SALUT

 

Mais c’est le pardon donné à son père qui est vraiment libérateur pour la jeune femme. Après avoir beaucoup cheminé notamment au sein de la communauté des Béatitudes, « Je suis allée le voir un jour pour lui dire que je lui pardonnais. Je lui ai demandé aussi de bénir mon couple. Cela a été un moment très pudique mais l’essentiel a été dit. J’ai compris que nous étions tous les deux prisonniers de la haine qui nous liait ». Il y a quatre ans, son père met fin à ses jours. La jeune femme qui avait déjà commencé à écrire son témoignage, notamment à partir de ses journaux intimes, sent qu’elle doit finir ce projet de livre ; montrer ainsi que le pardon permet de trouver des nouveaux chemins de vie. « Sans Dieu, les choses sont beaucoup plus difficiles à vivre. Dieu nous accompagne sans cesse. Mais Dieu ne nous sauve pas sans nous ! ».

 

Anne Detter-Leveugle

Catholiques en Vendée n°189 - octobre 2020

CEV-n°189-Témoin - Priscille Roquebert - Couv Livre-BD

 

 

 

 

 

 

 

 

« Du poison au pardon »,
Priscille Roquebert
aux éditions du Sacré-Coeur,
préface de Laurent Gay.

 

 

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